Olivier CARPENTIERI

Olivier carpentieri formateur

PORTRAIT D'OLIVIER CARPENTIERI

Dites-nous en un peu plus sur vous !

J’ai découvert l’ostéopathie un peu par hasard et seulement un an avant de commencer mes études, mais cela ne m’a pas empêché d’y plonger à pieds joints. Une rencontre et un traitement ont été une révélation pour moi, sur ce que devait être l’ostéopathie. Tout était juste, de l’analyse au traitement, sans que j’ai besoin d’exprimer toute ma problématique. C’était au cours de ma 2e année de formation à l’ISO d’Aix en Provence, et dès lors, je n’ai axé mon travail que dans ce but. Diplômé en 2008, j’ai pu être à mon tour formé et après plus de 10 ans de pratique et d’enrichissement du protocole, aujourd’hui je suis à même de transmettre cette vision de l’ostéopathie.


Quel regard portez-vous sur l’ostéopathie aujourd’hui ?

 

« Nous manquons de publications evidence-based qui pourraient assoir la crédibilité de l’ostéopathie. »

L’ostéopathie cherche à mon sens toujours ses lettres de noblesse car sa place n’est pas acquise aux côtés de la Médecine moderne. L’enseignement et les techniques sont axées essentiellement sur du musculo-squelettique, ce qui manque d’efficience sur nombre de problématiques rencontrées chez nos patients. Nous manquons également de publications evidence-based qui pourraient assoir la crédibilité de l’ostéopathie. Pour moi, nous oublions un paramètre à prendre en compte, l’essentiel de ce qui nous compose, la psyché et nos émotions qui guident nos ressentis et nos actions qui sont les prémisses de l’apparition de nos maux (pourquoi l’entorse survient, pourquoi le cerveau était distrait au point de modifier le tonus de la jambe ou même de se masquer l’obstacle? ; pourquoi une épaule se « gèle » du jour au lendemain?). Le travail de l’axe biopsychosocial est essentiel dans une libération complète du patient, et l’avenir de l’ostéopathie est là.

Quels sont les ostéopathes ou autres personnages qui vont ont inspirés tout au long de votre carrière ? 

Le premier, celui qui m’a fait découvrir l’ostéopathie et la capacité du corps à réagir à des actions ciblées, était un médecin chinois. Sans lui, je ne serais pas là. Quelques professeurs passionnés m’ont également inspiré, de part leur capacité à enrichir l’ostéopathie par une vision plus fine et plus holistique à la fois; je pourrais citer Christian Defrance De Tersan (avec son travail sur les sinus crâniens), François Laurent (son travail sur la qualité discriminatoire à l’analyse tissulaire) ou Robert Perroneaud-Ferré. Mais celui qui fut un vrai révélateur, de part son travail, sa justesse et sa bienveillance fut Jean-Dominique Moll.

À quel moment avez-vous ressenti le besoin de transmettre ? Y a-t-il eu un élément déclencheur ?

J’adore transmettre, expliquer, vulgariser depuis toujours, mais je suis conscient que pour transmettre un travail aussi complexe, il faut de l’expérience, avoir vu des milliers de patients, malheureusement s’être trompé pour ne plus le faire aujourd’hui. C’est quand on est juste et que l’on a abordé toutes les facettes d’un sujet qu’on peut alors l’enseigner. Cela s’est fait parce que c’était le moment de le faire.

Quelle(s) formation(s) animez-vous  ?

J’enseigne un protocole en somato-émotionnel échelonné sur 3 séminaires afin d’étaler la charge de travail et de permettre aux thérapeutes d’appliquer correctement et dès la fin du premier module cette pratique en cabinet. La main sera éduquée à un nouveau touché et le thérapeute apprendra à se mettre au rythme de son patient afin de lire clairement et sans interférence les tissus. La formation est réalisée sur Marseille et sera animé par moi, assisté de Cécilia Canovas.
 

Pourquoi avez-vous créé cette ou ces formation(s) ?

J’ai eu l’opportunité d’être traité par ce biais et j’ai vécu l’amélioration que nul autre abord thérapeutique, quel qu’il soit, n’a pu m’apporter. Je le vis également au quotidien avec mes patients qui se libèrent d’une simple douleur, améliorent leur schéma comportemental, sortent de leur inflammations chroniques… Chaque thérapeute peut sortir des impasses dans lesquels ils se trouvent face à des problématiques chroniques ou même aiguës. Nous avons tous connu cette frustration de l’inefficacité d’un traitement et les questionnements qui s’en suivent pour trouver la solution . Je propose aux futurs élèves de pouvoir sortir de cette impasse dans la lecture du corps et donc dans le choix de l’axe thérapeutique.
 

 

Quels nouveaux outils vos futurs stagiaires auront en leur possession après avoir réalisé votre formation ?

Le premier outil sera la capacité à se mettre au rythme du patient afin d’avoir une lecture objective des tissus. Tous les thérapeutes analyserons les mêmes dysfonctions chez un même patient.
Le second sera le recoil. Très peu employé il est pourtant précis et direct, évitant aux tissus une perpétuelle adaptation qui disperse l’information.
Le troisième sera une compréhension du corps plus globale. Comprendre l’impact qu’à un blocage sur la physiologie, le comportement et la mécanique ; organiser les informations entre les différentes dysfonctions afin de lire l’individu dans son ensemble.
Le quatrième sera une vision bio-énergétique du système corporel; i.e comprendre comment les dysfonctions apparaissent, quels sont les influences environnementales qui interagissent et créent les émotions et nos sensations.

Le mot de la fin ?

J’invite toutes les personnes intéressées à me contacter si elles souhaitent des informations complémentaires. Je remercie également l’équipe de Postgradosteo qui fait un excellent travail afin d’enrichir de manière intelligente l’ostéopathie.

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