david lachaize formateur osteopathie structurelle

PORTRAIT DE David Lachaize

Dites-nous en un peu plus sur vous !

Je suis ostéopathe D.O installé à Aix en Provence depuis pas mal d’années, et formateur en ostéopathie dans différents pays. J’ai commencé par faire des études de kiné dans une école qui nous a beaucoup sensibilisés sur l’aspect « thérapie manuelle » de ce métier. Je me suis senti très vite un peu limité dans le métier de kiné (que je trouve pourtant passionnant s’il est pratiqué avec ses mains). J’avais aussi envie d’avoir une indépendance et une autonomie de diagnostic et un élargissement de notre domaine de compétence. J’ai effectué un stage de « manipulations » réservé aux kinés et au bout du 2ème jour je me suis dit « ça c’est pour moi ! », je me suis vraiment senti attiré par ça, j’ai alors enchainé dans une école d’ostéopathie. Je me suis rapidement épanoui dans cette nouvelle pratique, si bien que j’ai ouvert mon cabinet d’ostéopathie (avec autorisation de l’école !!!) en fin de 3ème année (de toute façon à l’époque nous étions tous « illégaux » car pas de reconnaissance officielle du métier… !). Je me suis séparé de mon cabinet de kinésithérapie 2 ans plus tard. Depuis l’aventure continue !


Quel regard portez-vous sur l’ostéopathie aujourd’hui ?

 

« ne renions pas notre histoire, nos actions non prouvées, nos gestes parfois empiriques, c’est le côté « poétique » de l’ostéopathie et c’est aussi ce qui fait notre charme et notre différence. »

L’ostéopathie bouge, comme tout le reste, et c’est bien. Je ne veux pas porter de jugement sur l’évolution actuelle de l’ostéopathie. Je voudrais juste dire qu’à mon sens il ne faut jamais s’enfermer dans un système de pensée quel qu’il soit. Il ne faut pas ni opposer, ni cliver. On se dirige actuellement dans un courant très « scientifique » de l’ostéopathie (EBM), pourquoi pas, c’est important d’essayer de comprendre et d’analyser. Mais ne renions pas notre histoire, nos actions non prouvées, nos gestes parfois empiriques, c’est le côté « poétique » de l’ostéopathie et c’est aussi ce qui fait notre charme et notre différence. Avançons oui, faisons évoluer nos pratiques évidemment, mais n’oublions pas d’où nous venons et acceptons le fait de faire encore des choses qui fonctionnent et dont nous ne comprenons peut-être pas tout le sens. Sinon je crains que l’on ne s’ennuie vite… Nous devons à mon sens travailler encore pour améliorer la richesse perceptive de nos mains, notre compétence gestuelle indispensable et au-delà de ça notre « présence » fondamentale de thérapeute.

 

Quels sont les ostéopathes ou autres personnages qui vont ont inspirés tout au long de votre carrière ? 

J’admire le travail de bon nombre d’ostéopathes et je ne veux pas les citer de peur d’en oublier ! En enseignant depuis plus de 10 ans en France et dans différents pays, j’ai la chance de rencontrer beaucoup de praticiens, parfois très très différents dans leur pratique et leurs conceptions de l’ostéopathie. Que ce soient des praticiens qui assistent à mes stages ou des enseignants « stars internationales », chacun m’apporte ! Chaque échange de pratique ou discussion fait avancer ma pratique, et donc mon enseignement aussi ! Il n’est, à mon avis, pas question de chercher à imiter quiconque ou ressembler à quelqu’un dont on admire le travail, mais il s’agit de faire avancer sa propre pratique au travers des différents échanges. C’est une des raisons pour lesquelles j’encourage les praticiens à aller voir les autres travailler, et à effectuer des stages régulièrement. Il y a toujours des choses qui vont nous parler, et sur lesquelles on va s’appuyer pour faire avancer sa pratique et révéler « sa propre ostéopathie ».

 

À quel moment avez-vous ressenti le besoin de transmettre ? Y a-t-il eu un élément déclencheur ?

Je crois que la plupart des gens passionnés ont envie de faire partager leur passion. Il me semble que c’est né comme ça ! Et je trouvais cela amusant et excitant (et je trouve toujours d’ailleurs !) J’ai eu une opportunité pour entrer dans une école parisienne et j’y suis allé de mon plein grée ! Au bout de quelques jours, je me suis rendu compte que ma pratique technique (pas seulement technique…) était très différente de ce qui était pratiqué et enseigné habituellement. Je n’en avais aucunement conscience auparavant. Ne voulant pas être assimilé à d’autres formes de technicités avec lesquelles je n’étais pas forcément d’accord, je me suis dit qu’il fallait trouver un nom pour simplement marquer la différence, en dehors de tout critère de jugement. « Manipulation Structurelle Tissulaire » était né ! Je raconte l’histoire dans mes stages car il me semble que cela a une importance, c’est un peu plus long que ça ! Depuis l’histoire continue, même si j’ai beaucoup avancé dans ma pratique, et qu’elle ne ressemble pas tout à fait à celle d’hier ! La transmission de cette forme d’ostéopathie est maintenant une passion pour moi. Une forme de compagnonnage qui fait bouger les pratiques et un vrai bon moment à partager ! Pour aller jusqu’au bout du truc, car la pédagogie n’est pas forcément innée et il y a beaucoup de choses à apprendre, j’ai fait en 2017 un master 2 en sciences de l’éducation. Comme ça à priori, je suis plus à même de revendiquer de quoi je parle !

Quelle(s) formation(s) animez-vous  ?

J’anime 3 formations différentes, toutes axées autour de ma pratique, et de la conception de l’ostéopathie que je partage. A savoir la réalité de la structure TISSULAIRE, l’analyse très précise de la dynamique tissulaire et donc de sa vitalité, par la mise en place de paramètres de communication corporels.
– Manipulation Structurelle Tissulaire : stages d’initiation en « vertébral » de 3X2 jours à Aix en Provence, Paris et Biarritz. Ces stages sont commercialisés par ma propre structure de formation post graduée « Ostéo-Evolution ». Plus stages de périphérique et de perfectionnement.
– Abord structurel tissulaire synthétique global de la région lombo sacrée : ce stage est proposé une à deux fois par an en France par divers organismes de formation ou école et non par Ostéo-Evolution. Ceci afin de respecter une offre de formation cohérente. 
– Un stage autour du « thrust ». Décortiquer ce geste (et au-delà), le pratiquer et l’expérimenter avec cette conception particulière. Ce stage est exclusivement réservé et commercialisé en France par le BOTO de Jean Pierre Barral.
Au-delà d’un certain nombre de stagiaires, je suis toujours assisté de l’une de mes assistantes qui me suivent depuis quelques années. Leur aide est précieuse et leur pratique en tant que femme l’est tout autant. Cela permet parfois de répondre à des interrogations dont je ne peux pas avoir toutes les réponses !
 

Pourquoi avez-vous créé cette ou ces formation(s) ?

Ces stages ont été créés afin de développer une pratique « manipulative structurelle » particulière dans son fondement conceptuel, et dans sa mise en application technique. Un autre chemin, une autre façon de faire et de penser le « structurel ». Pas de jugement sur le reste mais pas d’assimilation non plus à des pratiques qui ne correspondent pas à mon ressenti. Ces techniques ne necéssitent ni mise en tension (pas de leviers), ni force musculaire, elles sont extrêmement précises et remarquablement efficaces. Je milite depuis de nombreuses années contre l’image rustique et violente que peut avoir le « structurel » parfois.
 

 

Quels nouveaux outils vos futurs stagiaires auront en leur possession après avoir réalisé votre formation ?

Nous travaillons sur la mise en place de certains paramètres et sur le praticien lui-même afin de développer son ressenti profond et sa présence. Cet enrichissement est donc parfaitement adaptable à toutes les formes de pratique ostéopathique, et dans tous les domaines (crânien, viscéral, fascia…). C’est pour moi le « cœur » de l’ostéopathie.

Le mot de la fin ?

L’ « Ostéopathie structurelle » est à mon sens une partie fondamentale de l’ostéopathie et incontournable de l’ostéopathie. Elle est une pratique de choix, quand elle est maitrisée. Bien sûr elle n’est ni exclusive ni exhaustive, mais elle devrait être une des bases indispensables à tout ostéopathe. La pratique du « structurel » a évolué depuis pas mal de temps, il faut avancer dans cette voie. Et essayons d’avancer dans une dynamique positive, respectueuse et tranquille !

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